Interview d’Alex Fierz

Voici une interview d’Alex Fierz, un jeune Gentleman-Rider Suisse « ambitieux en sport mais aussi dans sa carrière en business » de 22 ans qui n’a pas fini de nous étonner!

 

Pourrais-tu nous expliquer ton parcours, et comment tu en es venu à être  gentleman-rider ?
« Quand j’étais petit, j’ai été sur un hippodrome suisse…J’ai vu tous les jockeys et mes yeux ont brillé. J’ai commencé à monter à cheval. A 13 ans j’ai passé une une licence de parcours dans le but de monter en course, et j’ai contacté une petite entraineuse à côté de chez moi. Deux ans après, à 15 ans, j’ai passé la licence de gentleman en Suisse. Trois mois après j’ai monté ma première course. J’étais trop grand, tous les gens me disaient que je devenais trop lourd…Ma première course je l’ai montée avec 58kg…« 

C’est vrai que tu es grand, ce n’est pas difficile de garder le bon poids?
« J’ai grandi comme ça…Je ne connais pas autre chose, je fais 1m87. Des fois c’est dur, mais je ne monte pas avec le plus petit poids. C’est sûr que c’est toujours une préparation pour mon corps à chaque course, le poids, la condition, tout ça…Mais je suis gentleman, pas professionnel, je ne fais pas les boxes et ne monte pas chaque jours quatre courses. Mais il y a toujours du travail pour me préparer pour une course, comme le jogging ou alors je vais souvent à la gym pendant la saison. »

Tu as un autre travail à côté ?
« Oui, je travaille dans une entreprise, je suis vendeur et je m’occupe des gros clients. L’entreprise produit des packages , comme des bouteilles PET ou des choses en plastiques. Cette année j’ai commencé à aller dans une école de marketing, je termine ce printemps. Deux ou trois soirs par semaine je vais à cette école jusqu’à 22.00 heures et je travaille encore à 100% à côté…et si j’ai du temps, et que je peux m’organiser je vais monter avant le boulot chez mes deux entraineurs. Je suis ambitieux en sport mais aussi dans ma carrière en business… »

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à venir en France ?
« Mon oncle et mon parrain ont un cheval chez Monsieur Despont qui me connait depuis que je suis tout petit. Avant il était en Suisse, mais il y a des années, il a décidé d’aller en France avec toute son écurie. J’ai monté quelques fois en Suisse mais je n’ai jamais réussi avec mes montes… je n’avais plus le moral et le cœur suisse… Mais Monsieur Despont m’a donné une chance pour monter chez lui, et après mon apprentissage, j’ai monté 6 mois chez lui, plus de 20 courses! J’ai décidé que pour cette année 2011 ma priorité était le business et que si mon poids me laissait remonter je le ferais, mais qu’en France. »

Il y a eu des hommes qui ont été importants pour toi ?
« Ah oui!! Quand j’ai commencé à monter en France, je ne connaissais vraiment personne… J’étais celui sans nom… J’ai fait un stage chez Monsieur Cherel il y a 2 ou 3 ans et là j’ai fait connaissance avec un de mes meilleurs amis français, Hector de Lageneste. Il y a beaucoup de jockeys avec qui j’ai fait connaissance sur les hippodromes. En plus il y a un jockey suisse qui vient souvent, c’est Cyriaque Santerne, avec qui j’ai une relation très forte. Laurent Gauthier aussi c’est un pote pour moi! »

Tu as des modèles dans le milieu?
« J’aime bien comme monte David Cottin. J’ai fait connaissance avec lui à Paris, ç’a été un moment spécial pour moi. Je me compare toujours un peu avec lui parce qu’il est grand, comme moi. Cyriaque Santerne est un mec dont je regarde aussi comme il monte, et j’essaye de faire la même chose. »

Tu préfères l’obstacle donc ?
« Bah j’ai monté en plat au début mais les courses d’obstacles ont toujours été mon but, et déjà autrefois j’adorais les courses d’obstacles et puis avec mon poids c’est plus facile pour moi, maintenant je ne veux plus monter en plat… Les courses d’obstacles me donnent un « kick » que je ne trouve jamais dans ma vie et les courses de plat passent trop vite. Dans l’obstacle le « kick » dure 10 minutes, alors qu’en plat ça ne dure que 2 minutes. »

Une course qui t’a marqué ?
« Oui, il y en a plusieurs, des bons souvenirs ou des durs. Les chutes, c’est claire que si tu tombes en deuxième position, au dernier obstacle, ou quelque chose comme ça, ça marque, mais la course qui m’a le plus marqué, c’était cette année à Cluny. Monsieur Despont m’avait déclaré à Lignières, mais un jockey a manqué alors il a tout changé et j’ai monté ce cheval dans le Steeple-Chase des 4 ans à Cluny. Monsieur Despont m’a dit que je montais le moins bien de ses deux chevaux dans cette course mais j’ai passé le dernier obstacle en 3° position et j’ai doublé Kévin Guignon dans les derniers mètres. Ça c’était vraiment un moment génial cette course, en plus la piste de steeple à Cluny, c’est vraiment une super que j’aime! »

Tu as des objectifs pour 2012 ?
« Oui, en business, je passe les examens de marketing, et pour le sport, je rêve de monter une fois en steeple-chase à Auteuil. Je ne terminerai pas ma carrière tant que je n’ai pas fait ça! Et puis pour 2012, j’aimerais des bonnes montes et être en bonne santé, il ne faut jamais oublier la santé! »

Tu as d’autres passions en dehors des courses et du business?
« J’ai pas trop le temps pour d’autres choses, je m’intéresse à l’économie et la bourse, et à mes amis bien sûr, mais le problème, c’est que les journées n’ont pas assez d’heures pour faire tout ce que je voudrais… »

Un dernier mot pour ceux qui te liront ?
« Merci pour l’interview et l’intérêt! Et j’adore la France! »

 

Merci beaucoup à Alex Fierz!




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4 thoughts on “Interview d’Alex Fierz

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