Interview d’Alexandre Roussel

Voici l’interview du jockey de plat Alexandre Roussel…

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours?
« J’ai commencé comme apprenti chez Christian Scandella à Marseille (je suis originaire de là-bas). J’y suis resté deux ans. Ensuite, je suis parti chez Jean-Luc Guillochon, puis chez Jacky Chapdelaine. J’ai commencé ma carrière comme jockey d’obstacle dans la Manche avec une quinzaine de gagnants pour 200-300 montes. Je suis allé chez Bernard Renard, il n’avait pas de chevaux d’obstacle. J’étais assez léger, je me suis donc mis au plat. De fil en aiguille, ça s’est amélioré, les entraîneurs ont fait appel à moi. Je suis allé chez Cyriaque Diard qui montait en puissance avec ses chevaux de plat et d’obstacle. J’ai donc commencé à gagner des courses pour Cyriaque. Maintenant je suis bien ancré dans l’Ouest avec pas mal d’entraîneurs qui font appel à moi! »

Comment l’idée de devenir jockey vous est-elle venue?
« J’habitais un petit village de Provence, Saint-Zacharie. Je devais avoir 10 ou 11 ans, et des chevaux de trait sont passés là. J’ai su que je voulais travailler dans les chevaux, sans spécialement être jockey. Ma mère a trouvé une adresse à Borély pour aller faire un stage dans une écurie. Ça m’a plu et me voilà jockey aujourd’hui! »

Comment envisagez-vous l’avenir, après votre carrière de jockey?
« Je ne pense pas être entraîneur, c’est trop compliqué! Je ne sais pas trop… Peut-être prendre un bar-PMU. N’ayant pas un haut niveau d’études, recommencer l’école à 40 ans, ce n’est pas évident. Pourquoi pas investir dans une entreprise avec ma femme, paisibles, au bord de la plage! »

Il y a eu des gens importants dans votre carrière? Des modèles?
« Oui, bien sûr! Quand j’étais petit gamin, j’étais un super fan de Cash! C’est lui qui a amené la monte américaine. En tant qu’apprentis, on a tous essayé de le copier, mais c’est très dur! Quand je suis arrivé à Paris, j’étais entre Cash Asmussen et Olivier Doleuze. Cash m’a pris sous son aile, il me disait souvent comment il fallait que je monte. Il était très gentil avec moi, ça a été, et c’est toujours une idole! Et puis évidemment, j’admire beaucoup des gens comme Olivier Peslier. »

Il y a eu des chevaux qui vous ont marqué?
« Oui! J’ai eu la chance de gagner quelques Groupe dont un Groupe I avec Hélios Quercus. Petite Spéciale aussi! J’ai gagné « L’Elevage » avec, c’est la plus grande Listed de France! C’est aussi grâce à cette jument que j’ai connu ma femme, donc je lui suis très reconnaissant! Il y a eu Sormio également. Ce sont les trois plus grands chevaux que j’ai monté, après c’est vrai que je suis associé à pas mal de bons AQPS, ces trois là sont les plus importants pour moi! »

Vous avez des objectifs?
« Je suis à un peu moins de 600 gagnants, j’aimerais bien finir ma carrière avec 700 victoires, ce serait pas mal! »

Avez-vous d’autres activités en dehors des courses?
« Oui, je fais un peu de footing, j’aime bien la pétanque, je fais du vélo avec mes enfants, à l’occasion un peu de squash, de bowling, rien de spécial! »

Un dernier mot?
« Je remercie tous les entraîneurs, propriétaires et autres personnes qui ont été autour de moi, qui m’ont tous fait confiance et qui m’ont aidé à être ce que je suis. Je les remercie énormément! »

 

Merci Alexandre!

 

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