Interview de Grégory Benoist

Voici l’interview du jockey belge Grégory Benoist…

Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Grégory Benoist, je suis né le 7 février 1983. J’ai fait mes études en Belgique, et je suis parti pour la France à 14 ans. J’ai fait l’école du Moulin à Vent jusqu’à mes 18 ans. J’ai commencé mon apprentissage chez Jean-Marc Capitte jusqu’à mes 19 ans. Il est ensuite parti à Marseille, je n’ai pas voulu le suivre et je suis resté sur Paris. J’ai travaillé dans plusieurs écuries avant de travailler pour Xavier Nakkachdji, qui m’a beaucoup aidé à ce moment-là. Je suis ensuite passé free-lance et j’ai commencé à monter des galops un peu partout. Et voilà ce que je suis devenu aujourd’hui! »

Pourquoi avoir quitté la Belgique?
« Il y avait des courses en Belgique, mais les allocations n’étaient pas suffisantes pour en faire son métier, « jockey » est plus un loisir là-bas. Je voulais que ce sois mon métier, il a donc fallu que je parte à l’étranger. Il y avait l’Angleterre ou la France. Etant donné que je suis francophone, j’ai préféré la France! C’était plus facile pour moi, et plus facile d’accès pour mes parents. »

Comment vous est venue l’idée de travailler dans le monde des courses?
« Mon père était jockey, j’ai donc toujours été bercé par les chevaux! J’allais souvent à l’écurie, donc je connaissais déjà bien le milieu, et j’ai toujours voulu faire ce métier-là. »

Il y a eu des modèles, des gens importants dans votre carrière?
« Beaucoup de jockeys ont quelque chose de différent, j’essaye de prendre ce que je recherche chez chacun. Nous avons tous nos défauts et nos qualités. Il n’y a personne en particulier, je regarde tout le monde. »

Il y a eu des chevaux importants?
« Toutes les victoires sont importantes! C’est vrai que certains chevaux m’ont plus touché que d’autres, pas forcément les meilleurs, il y a eu des affinités avec des chevaux moins bons que certains, mais qui m’ont apporté au moins autant de plaisir que certaines victoires! »

Vous avez des objectifs pour cette année puis sur un terme plus long?
« Sur le long terme, mon objectif est de continuer sur la même dynamique et d’être constant d’année en année. Mon principal objectif, qui est le même depuis plusieurs années maintenant, est de gagner un Groupe I, ce qui n’a pas encore été fait. Mais je m’accroche, je me bats tous les jours pour arriver à en gagner un et je sais que ça viendra! »

Avez-vous déjà envisagé ce que vous ferez dans quelques années?
« Aujourd’hui je fais ma carrière en tant que jockey. Je ne sais pas ce que je ferai plus tard, je profite du moment présent. L’avenir est devant moi, j’ai encore le temps. »

Avez-vous des activités, des passions en dehors des courses?
« Je m’occupe beaucoup, je vais souvent sur Paris pour me changer les idées. Je vais voir des pièces de théâtre, je vais au cinéma, au restaurant,… Beaucoup de loisirs, de sports, notamment le football. On est très sportifs dans ce milieu-là, mais on essaye aussi de s’évader un peu, c’est un métier très prenant. Le matin on se lève, on travaille les chevaux, ensuite on va aux courses. C’est tout le temps les chevaux, exclusivement, et je pense que pour garder la flamme et la passion il faut aussi s’aérer et voir d’autres choses. »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Il faut beaucoup travailler pour être jockey, et c’est plus compliqué que ce que l’on pourrait penser! »

 

Merci Grégory!!

 

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