Interview de Dario Vargiu

A l’occasion d’un voyage à Milan, j’ai eu l’occasion d’assister à une réunion sur l’hippodrome de San Siro et d’interviewer Dario Vargiu.

Pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours pour devenir jockey?
« Je m’appelle Dario Vargiu et j’ai commencé ma carrière de jockey en 1994. Ma passion pour les chevaux me viens de ma région. Je suis Sarde et dans mon village nous avons une fête médiévale qui est dédiée aux chevaux. J’ai appris à monter grâce à ce festival, je me suis pris de passion pour les chevaux et j’ai voulu faire de cette passion mon travail. »

Tu es connu dans le monde entier et un modèle pour beaucoup, comment vis-tu ce succès?
« Je le vis bien! Ça me touche de savoir que je puisse être un modèle pour d’autres jockeys. D’autant plus qu’en Italie, nous avons perdu cette admiration envers les jockeys, principalement de la part du public… Mais dans les autres pays il y a un bon suivi des jockeys, nous sommes des personnages publics. J’ai la chance de travailler au Japon trois mois dans l’année, lorsque l’on marche dans la rue des fans viennent nous demander des autographes. C’est très gratifiant!’

Tu voyages énormément, pourquoi as-tu fait ce choix de vie?
« Dans tous les cas, c’est quelque chose d’utile. Cela permet de connaître de nouvelles cultures, mais aussi dans notre travail, de connaître de nouveaux types de courses et de montes. Dans le monde des courses, on ne finit jamais d’apprendre, monter à l’étranger est bénéfique pour cela. »

Une fois que tu auras fini ta carrière de jockeys, qu’aimerais-tu faire?
« J’espère que d’ici là, l’hippisme italien ira mieux. Si c’est le cas, j’aimerais être entraîneur. Mais avec la situation des courses aujourd’hui, ça n’est pas envisageable. Je sais bien qu’une fois qu’on a commencé à dédier sa vie aux chevaux, c’est très difficile de s’en éloigner, c’est pourquoi je pense rester dans ce milieu que ce soit comme entraîneur ou comme agent de jockeys. Le futur nous le dira! »

Il y a eu des chevaux importants pour toi?
« Oui, bien sûr! J’ai eu l’honneur de monter Falbrav. Ses deux premiers Groupes I, il les a gagné en Italie avec moi, ça a vraiment été un honneur! C’était un phénomène, un super-cheval à l’étranger également. Il a gagné énormément de courses, vous le connaissez vous aussi en France! Il y a eu d’autres chevaux évidemment, mais pour n’en citer qu’un seul, c’est celui-ci, le top du top! »

Tu as eu des modèles en tant que jockey?
« En tant qu’apprenti, j’ai toujours admiré Lanfranco Dettori. Il a toujours et est toujours un exemple à suivre. C’est un jockey très complet. Il y en a eu d’autres également. Dans chaque pays, il y a un grand jockey qui peut enseigner énormément. Peslier, Soumillon, Take,… Tous nous apprennent lorsque nous les regardons. J’ai eu plusieurs mentors inconsciemment. Evidemment, ils faisaient leur travail et n’allaient pas perdre leur temps à me dire « fais-ci, fais-ça ». Seulement en les regardant, il faut réussir à prendre d’eux ce qui fait qu’ils se distinguent des autres. »

Un dernier mot pour les lecteurs français?
« Je vous envie. En France vous avez un bon suivi des courses par le public, je voudrais que ce soit pareil ici. Profitez de votre hippisme qui est vraiment beau! »

 

Grazie mille Dario!!

Ed ecco l’intervista in italiano.

 

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