Interview de Sarah Callac

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Mon père était jockey, le copain de ma mère a le permis d’entraîner. Quand j’ai eu 13 ans, je leur ai annoncé que je voulais devenir jockey. Ils m’ont aidée, j’ai fait des courses de poneys dans l’Est, j’étais sur Strasbourg. J’ai donc automatiquement intégré l’AFASEC de Gouvieux. J’ai commencé il y a 6 ans comme apprentie chez Mathieu Boutin et j’y suis restée deux ans. Il m’a beaucoup appris. J’ai ensuite décidé d’aller dans le Sud-Est, et je monte régulièrement aujourd’hui. »

En tant que femme, ce n’est pas trop difficile de te faire une place?
« C’est sûr qu’il faut être dure, il faut avoir le mental d’un homme! Mais une fois qu’on a réussi à avoir une place, on se fait respecter. Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, c’est tout. »

Tu as eu des modèles dans le milieu?
« J’essaye toujours de prendre le meilleur de chacun, je regarde les autres jockeys. J’écoute beaucoup les conseils des entraîneurs et des propriétaires. J’ai toujours écouté Jean-Jacques Boutin, même si certains ne le prennent pas au sérieux, ses conseils ont toujours payé pour moi. Quand je le vois, il continue à me donner des conseils, et je l’écoute encore. Quand quelqu’un à quelque chose à me dire, je l’écoute, et j’essaye de travailler ce point là pour toujours améliorer ma monte. »

Il y a eu des chevaux importants?
« Oui, Grey Delice. Ce n’est pas un foudre de guerre mais c’est une jument que j’affectionne beaucoup. Le matin elle était compliquée, malgré tout je m’entendais bien avec. Son propriétaire m’a fait confiance et nous avons gagné 4 courses ensemble. »

Tu as un objectif pour cette année, puis sur un terme plus long?
« Mon objectif c’est de toujours progresser. C’est compliqué: je suis une fille, et à 51 gagnants, la décharge a déjà diminuée. Je suis très légère, à 48,5 kg, avec la décharge ça passe, mais dans les handicaps les propriétaires sont un peu réticents. Il y a des entraîneurs qui continuent de me faire monter, même des chevaux à 60kg, mais c’est difficile. Franck Foresi me fait beaucoup monter, je viens de monter un Quinté avec un bon cheval. Mais je sais que je n’aurai pas une très grande carrière, je reste réaliste. Je continuerai à travailler pour monter, mais ça sera très compliqué! »

Tu as des activités en dehors des courses?
« J’aime bien nager, sortir en forêt promener mes chiens… Des choses simples qui font plaisir! »

 

Merci Sarah!!

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One thought on “Interview de Sarah Callac

  1. bonjour très belle interview de sarah que je connais très bien et que j’apprecis tout particulierement et j’espere qu’elle continuera a monter et a faire des gagnants

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