Johan Victoire

Interview de Johan Victoire

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Johan Victoire, je monte en course depuis l’âge de 16 ans, en 2003. Je compte maintenant près de 700 victoires en France, je ne dois plus être très loin de 1000 avec l’étranger. C’est une carrière importante pour mon âge, je suis fier de mon parcours jusqu’à aujourd’hui. J’ai encore un bout de chemin à faire et j’espère être le plus longtemps possible dans le top 10! »

Comment vous est venue la passion des chevaux?
« A la Réunion, mon père travaillait dans un club hippique. Je monte à cheval depuis tout petit. Je regardais les courses sur Equidia et un jour j’ai demandé à mes parents de m’envoyer au Moulin à Vent pour suivre une formation de jockey. La suite vous la connaissez! »

Vous avez beaucoup monté à l’étranger, pourriez-vous nous parler un peu de cette expérience?
« J’ai monté pas mal d’années à Hong Kong, j’ai ensuite fait pas mal de pays et dernièrement je suis resté un an à l’île Maurice. Je voulais me relancer et me remotiver, c’était la destination idéale pour moi. J’ai eu une très bonne année là-bas, et je reviens maintenant en France avec la rage de vaincre et l’espoir de gagner plein de courses. »

Il y a eu des modèles, des gens importants pour vous?
« Oui, bien sûr. Christophe Soumillon m’a beaucoup conseillé, beaucoup aidé. J’ai aussi le soutien de mes amis qui n’hésitent pas à me remettre à ma place quand quelque chose ne va pas. Ma femme également m’a beaucoup apaisé et me donne de bons conseils, c’est important. A 27 ans, je commence juste à être à maturité on peut dire. »

Il y a eu des chevaux qui ont compté j’imagine…
« Oui, j’ai gagné mon premier Groupe I avec Kamsin. J’ai ensuite gagné plusieurs bonnes courses avec des chevaux de Monsieur Fabre, Crossharbour et Gagnoa qui est deuxième du Diane. J’ai eu la chance de monter de bons chevaux et c’est pour ça que je suis revenu en France, je veux retrouver ces sensations. »

Vous vous êtes défini un objectif pour cette année ou sur un terme plus long?
« Je travaille avec Monsieur Durepaire. Cette année, c’est difficile de me fixer un objectif puisque je viens d’arriver, mais je vais essayer de bien travailler cette année pour bien commencer la prochaine. Cette année, c’est une préparation pour lui et pour moi, pour apprendre à se connaître. L’année prochaine, on pourra parler d’objectif. »

Vous avez d’autres activités en dehors des courses?
« Je suis un grand fan de foot, je le suis et y joue. Je fais pas mal de sports en dehors des courses. »

Un dernier mots pour les lecteurs?
« Qu’ils continuent à me soutenir et surtout à me suivre, comme je vous l’ai dit, j’ai la rage de vaincre, je compte bien faire parler de moi! »

 

Merci Johan!!

 

Hippodrome de Milan logo jessicamarcialis

Interview de Jessica Marcialis

A seulement 23 ans, Jessica Marcialis a su s’imposer dans le milieu hippique en devenant championne du monde des cavalières. Elle a accepté de répondre à quelques questions…

Pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours?
« J’ai commencé avec des chevaux de concours. J’ai monté des poneys, puis des chevaux. Quant à la passion pour les courses, je ne pouvais que l’avoir, car en Italie, toute ma famille est dans ce milieu. J’ai commencé à monter en course en 2008, et aujourd’hui j’ai comptabilisé plus de 80 courses: le Fegentri, deux fois le Championnat Italien comme cavalière mais aussi amateur. J’ai gagné dans plus de 10 pays différents! »

Tu es championne du monde, comment tu as vécu la course qui t’as apporté ce titre?
« Pour moi ce qu’il y a de plus important, ce n’est pas la victoire, mais le parcours. C’est un parcours unique qui change beaucoup de ce que j’ai pu connaître et qui m’a poussée à vivre ici, en France, pendant huit mois. J’ai eu l’occasion de courir avec des filles fantastiques. Mais c’est vrai que j’ai gagné avec beaucoup d’émotions, surtout que j’ai aussi remporté la dernière course du Championnat Fegentri, à l’île Maurice. C’était un moment unique »

Quel est ton travail en dehors des courses?
« En Italie, j’étais étudiante à l’université. Je pouvais donc monter un ou deux chevaux de mon écurie puis aller étudier. Quand je me suis installée ici, mon père m’a donné un cheval, et aujourd’hui je me dédie entièrement aux chevaux. Je me donne tous les moyens possibles pour tenter une nouvelle expérience, qui est celle de changer de licence et devenir jockey. »

Ça n’est pas trop difficile de t’imposer en tant que femme?
« Les femmes prennent une place de plus en plus importante dans tous les milieux, et donc aussi dans le notre. Ici en France, il y a des courses réservées aux femmes jockeys ou aux cavalières, nous avons une vraie place. Je sais qu’il y a peu de chances que je monte un jour l’Arc avec Soumillon, mais j’espère faire quelques chose de bien avec la place qu’on me donne! »

Pourquoi avoir choisi de venir monter en France?
« J’ai choisi la France parce que le mode de vie est assez proche de celui de l’Italie. Je voulais aussi voir si j’arrivais à obtenir des résultats dans les courses d’amateurs. Au début il y avait peu de demande, mais au final maintenant j’arrive à monter régulièrement! »

Il y a eu des personnes importantes pour toi dans ton parcours?
« Les personnes qui m’ont le plus aidé à être celle que je suis sont les membres de ma famille. Particulièrement ma sœur, elle me pousse à donner le meilleur et elle a toujours cru en moi. Quand je voulais repartir, elle m’a poussée à rester et à en faire plus. »

Il y a eu des chevaux qui ont compté?
« Tous les chevaux sont importants, chaque victoire, mais aussi tous les autres. Ils m’ont tous aidée à être moi. Mais celui qui a le plus compté est celui que j’ai ramené ici, Morrocoy. Sur 7 courses, nous en avons gagné deux, toutes les autres sont des places. Quand on me l’a acheté, ça a été comme perdre un membre de ma famille. Il était la seule chose que j’apportais de l’Italie avec moi ici. J’avais aussi gagné avec lui à Deauville, il restera unique! »

Tu as un objectif particulier pour cette année?
« Oui, essayer de monter avec des jockeys est l’objectif le plus important. Après, arrivera ce qui arrivera. Je veux savoir jusqu’à quel point je peux aller! »

Tu as d’autres activités en dehors des courses?
« J’aime cuisiner, et manger! J’aime la vie simple, je n’aime trop la vie mondaine. Et bien que je me consacre à 100% aux chevaux, c’est important de savoir vivre normalement. Même si je regarde aussi les courses de Dubaï à la télévision, c’est important de vivre normalement. J’aime aussi beaucoup lire, ou sortir avec mon compagnon. »

Un dernier mot?
« Que tu sois jockey ou amateur, le cheval, c’est ton travail, ton activité, et avant tout une passion! Et il ne faut jamais oublier ça selon moi, c’est le moyen d’être toujours heureux! »

 

Grazie mille Jessica!!

Ed ecco qui l’intervista in italiano!

Antoine Werle

Interview d’Antoine Werle

Âgé de 19 ans, le jeune Antoine Werle a accepté de répondre à quelques questions…

 

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Mes parents sont dans le milieu, ils font de l’élevage, entrainement et débourrage.J’ai commencé les courses de poneys très jeune. J’ai attrapé le virus, ça m’a plu! Ensuite j’ai eu la chance de faire quelques stages chez Yannick Fouin et en Angleterre, puis je suis rentré chez Monsieur Pantall. Il m’a fait confiance et a commencé à me faire monter les courses AFASEC. Ça ne s’est pas très bien passé, mais il m’a donné ma licence. J’ai débuté et gagné à Angoulême. Première monte avec un cheval qui n’avait jamais gagné! Je l’avais monté différemment et ce jour là il s’est remis à gagner des courses! Monsieur Pantall a commencé à me faire confiance, j’ai commencé à monter petit à petit en province et de plus en plus en PMU. »

Tu as été étrier d’or, comment tu as vécu ce moment? Tu t’y attendais?
« Non, pas du tout! C’est vrai que je n’avais pas trop de concurrence et le fait d’aller tout le temps en province avec Monsieur Pantall m’a fait gagner beaucoup de courses. Mais pour ma première année de monte, je ne m’attendais pas du tout à être étrier d’or au niveau national! »

Tu as une idée de comment tu aimerais évoluer par la suite?
« Non pas vraiment. Dans quatre gagnants je vais perdre ma décharge, il va falloir persister. Je sais que Monsieur Pantall me fait confiance, on va voir comment je progresse dans les grandes courses. J’ai déjà monté deux Listed Races l’année dernière, ça s’est bien passé. Cette année, je vais tout faire pour réussir! »

Il y a eu des modèles, des gens importants?
« Fabrice Veron m’a toujours épaulé, et j’aime bien Christophe Soumillon comme modèle. »

Au niveau des chevaux, certains ont compté plus que d’autres j’imagine…
« Forcément, le cheval avec qui j’ai débuté-gagné, High Speed. Il y a aussi eu Roccarina, pour mon patron, avec qui j’ai gagné deux courses D. Et il y a aussi eu une B pour Monsieur Lellouche avec Inside Man à Chantilly. »

Tu as un objectif particulier pour cette année?
« J’aimerais bien essayer de monter de plus en plus à Paris. J’aimerais aussi monter de plus en plus de Quintés et en gagner un, une Listed aussi, ce serait bien! »

Il y a une course que tu aimerais monter plus que les autres?
« Je pense que c’est le rêve de tous de monter le Prix de Diane, l’Arc,… de belles courses! »

Tu as d’autres passions ou activités en dehors des courses?
« Je faisais beaucoup de paintball pendant un moment, mais je n’ai plus trop le temps maintenant. »

Un dernier mot?
« Pour tous ceux qui ne connaissent pas le milieu, il faudrait qu’ils le découvrent. C’est un milieu très sportif, même s’il est peu reconnu, c’est un très beau métier! »

 

Merci Antoine!!

Cravache d'or

65° Cérémonie des cravaches d’Or

Comme chaque année, lors de la Cérémonie des Cravaches d’Or, sont récompensés les personnalités marquantes de l’année passée. Voici les résultats de 2013, une année qui aura été riche en émotions, en records et en passion:

Obstacle

Cravache d’Or : Jonathan Plouganou (660 partants – 110 victoires)
Cravache d’argent : David Cottin (564 partants – 104 victoires) Interview
Cravache de bronze : Bertrand Lestrade (397 partants – 98 victoires)
Cheval d’or éleveur : Guy Chérel (200 partants – 20 victoires)
Cheval d’Or propriétaire : Famille Papot (380 partants – 87 victoires)
Cheval d’Or entraîneur : Guillaume Macaire (940 partants – 262 victoires)
Femme jockey : Nathalie Desoutter (165 partants – 18 victoires)

Plat

Cravache d’Or : Christophe Soumillon (1076 partants – 228 victoires)
Cravache d’argent : Maxime Guyon (1255 partants – 198 victoires) – Interview
Cravache de bronze : Pierre-Charles Boudot (956 partants – 122 victoires) – Interview
Cheval d’Or éleveur : Wertheimer & Frère (687 partants – 91 victoires)
Cheval d’Or propriétaire : Wertheimer & Frère (320 partants – 56 victoires)
Cheval d’Or entraîneur : André Fabre (584 partants – 142 victoires)
Etrier d’Or : Mathias Lauron (388 partants – 56 victoires)
Femmes jockeys : Delphine Santiago (283 partants – 28 victoires) et Amélie Foulon (148 partants – 28 victoires)

Cravache d’Honneur : Thierry Jarnet
Cravache Internationale : Japan Racing
Cravache Coup de cœur : Ecurie des parieurs RMC

 

Photo: France Galop

Brice Raballand Pierre Bazire Maurizio Vargiu Frank Panicucci

Bilan 2013

Il s’en est passé des choses en un an! Un petit bilan 2013 dédié au galop s’impose… Continue reading

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