IsisMagnin

Interview d’Isis Magnin

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours ?
Je m’appelle Isis Magnin, j’ai 17 ans. Je suis originaire de Paris et je suis rentrée à l’AFASEC il y a trois ans. J’ai travaillé un an à Deauville chez M. Danel. Cela fait maintenant 2 ans que je travaille chez M. Gauvin. Tout se passe très bien: je monte en course depuis plus d’un an et j’ai 45 montes 2 gagnants et une vingtaine de places .

Comment t’est venue la passion des chevaux ?
Je monte a cheval depuis toute petite, mais la passion des courses m’est venue tout à coup en me rendant sur les hippodromes.

Etre une femme n’est pas trop difficile dans ce métier ?
En tant que femme ce n’est vraiment pas facile. Il faut avoir beaucoup de caractère et un moral d’acier !

Tu as eu des modèles, des gens qui t’ont encouragée pour devenir jockey ?
Je regarde un peu tout le monde, je n’ai pas spécialement de modèle. Je prends tous les conseils que l’on me donne ça ne peut que m’aider à progresser. En tant que fille ce n’est pas facile d’avoir la confiance des propriétaires, j’ai la chance d’avoir un patron qui m’aide beaucoup, qui me fait confiance et qui me fait monter régulièrement .

C’est un métier à risques, le danger n’est pas trop dur à gérer pour toi et ta famille ?
Non, pas du tout. Il ne faut pas avoir peur. Si on commence à avoir peur à cet âge-là, ça n’est pas la peine . Quand on tombe il faut se relever!

Il y a eu des chevaux importants ?
Narkotic, le cheval avec qui j’ai débuté mais aussi gagné ma première course lors de ma 5° monte. Et Guapa Lucia, une jument très régulière avec qui je fais souvent l’arrivée.

Tu as un objectif sur un terme plus ou moins long ?
Mon objectif c’est de monter de plus en plus et de gagner des courses en progressant chaque jour. Je voudrais aussi monter en région parisienne et avoir la confiance de plus de professionnels .

Tu as des passions ou des activités en dehors des courses ?
J’aime beaucoup faire du sport et j’adore voyager .

Un dernier mot ?
Je remercie toutes les personnes qui m’aident chaque jour, et tout mon entourage!

 

Merci Isis!!

Frank Panicucci

Interview de Frank Panicucci

Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Frank Panicucci, je suis né à Nîmes, j’ai 28 ans. Mon parcours pour devenir jockey? Comme tous, ne pas trop aimer l’école et aimer les chevaux! On m’avait parlé de l’école des jockeys, j’ai fait des stages et ça m’a plu. Aujourd’hui j’en suis là! »

Comment vous est venue la passion des chevaux et des courses?
« Mes parents ne sont pas du tout du milieu. Je ne côtoyais pas le milieu des courses, je voyais de temps en temps le Quinté à la télévision, mais pas plus. A l’école des jockeys, ça m’a vraiment pris. Quand on fait ce métier là, qu’on entraîne des chevaux, on a forcément envie de monter en course! »

Il y a eu des modèles, des gens importants dans votre carrière?
« Oui, j’ai travaillé chez Monsieur Laffon-Parias qui m’a beaucoup aidé. Comme jockey, j’ai beaucoup appris de Miguel Blancpain, qui, quand j’avais ma décharge, m’a beaucoup appris et m’a formé pour monter en course et m’appliquer. Ce sont des personnes que je remercie. »

Il y a des chevaux qui vous ont marqué?
« Je n’ai jamais monté de très bons chevaux, des chevaux qui m’ont marqué. Mais tous les chevaux avec qui j’ai gagné ont été importants, ils m’ont amené à la victoire et m’ont aidé à me faire connaître. »

Vous avez un objectif à plus ou moins long terme?
« A long terme c’est de durer, gagner des courses tous les ans. Je ne me pose pas particulièrement d’objectif en début de saison. Ce que je veux surtout c’est faire une bonne année, avoir de bons clients et de leur être fidèle en gagnant des courses. »

Vous avez d’autres passions ou activités en dehors des courses?
« Oui, le foot. J’essaie d’y jouer souvent, j’y vais tous les mardis soirs. Avec le métier que je fais, ça n’est pas facile d’avoir d’autres activités à côté mais j’essaie d’en avoir une autre pour garder la forme et l’extraire un peu du milieu pour me vider la tête! »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Continuez à me faire confiance si vous êtes entraineurs, les parieurs aussi quand je leur dis si j’ai une chance ou non et d’être sympas avec moi! »

 

Merci Frank Panicucci !!

logo Johan Victoire

Interview de Johan Victoire

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Johan Victoire, je monte en course depuis l’âge de 16 ans, en 2003. Je compte maintenant près de 700 victoires en France, je ne dois plus être très loin de 1000 avec l’étranger. C’est une carrière importante pour mon âge, je suis fier de mon parcours jusqu’à aujourd’hui. J’ai encore un bout de chemin à faire et j’espère être le plus longtemps possible dans le top 10! »

Comment vous est venue la passion des chevaux?
« A la Réunion, mon père travaillait dans un club hippique. Je monte à cheval depuis tout petit. Je regardais les courses sur Equidia et un jour j’ai demandé à mes parents de m’envoyer au Moulin à Vent pour suivre une formation de jockey. La suite vous la connaissez! »

Vous avez beaucoup monté à l’étranger, pourriez-vous nous parler un peu de cette expérience?
« J’ai monté pas mal d’années à Hong Kong, j’ai ensuite fait pas mal de pays et dernièrement je suis resté un an à l’île Maurice. Je voulais me relancer et me remotiver, c’était la destination idéale pour moi. J’ai eu une très bonne année là-bas, et je reviens maintenant en France avec la rage de vaincre et l’espoir de gagner plein de courses. »

Il y a eu des modèles, des gens importants pour vous?
« Oui, bien sûr. Christophe Soumillon m’a beaucoup conseillé, beaucoup aidé. J’ai aussi le soutien de mes amis qui n’hésitent pas à me remettre à ma place quand quelque chose ne va pas. Ma femme également m’a beaucoup apaisé et me donne de bons conseils, c’est important. A 27 ans, je commence juste à être à maturité on peut dire. »

Il y a eu des chevaux qui ont compté j’imagine…
« Oui, j’ai gagné mon premier Groupe I avec Kamsin. J’ai ensuite gagné plusieurs bonnes courses avec des chevaux de Monsieur Fabre, Crossharbour et Gagnoa qui est deuxième du Diane. J’ai eu la chance de monter de bons chevaux et c’est pour ça que je suis revenu en France, je veux retrouver ces sensations. »

Vous vous êtes défini un objectif pour cette année ou sur un terme plus long?
« Je travaille avec Monsieur Durepaire. Cette année, c’est difficile de me fixer un objectif puisque je viens d’arriver, mais je vais essayer de bien travailler cette année pour bien commencer la prochaine. Cette année, c’est une préparation pour lui et pour moi, pour apprendre à se connaître. L’année prochaine, on pourra parler d’objectif. »

Vous avez d’autres activités en dehors des courses?
« Je suis un grand fan de foot, je le suis et y joue. Je fais pas mal de sports en dehors des courses. »

Un dernier mots pour les lecteurs?
« Qu’ils continuent à me soutenir et surtout à me suivre, comme je vous l’ai dit, j’ai la rage de vaincre, je compte bien faire parler de moi! »

 

Merci Johan!!

 

Antoine Werle

Interview d’Antoine Werle

Âgé de 19 ans, le jeune Antoine Werle a accepté de répondre à quelques questions…

 

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Mes parents sont dans le milieu, ils font de l’élevage, entrainement et débourrage.J’ai commencé les courses de poneys très jeune. J’ai attrapé le virus, ça m’a plu! Ensuite j’ai eu la chance de faire quelques stages chez Yannick Fouin et en Angleterre, puis je suis rentré chez Monsieur Pantall. Il m’a fait confiance et a commencé à me faire monter les courses AFASEC. Ça ne s’est pas très bien passé, mais il m’a donné ma licence. J’ai débuté et gagné à Angoulême. Première monte avec un cheval qui n’avait jamais gagné! Je l’avais monté différemment et ce jour là il s’est remis à gagner des courses! Monsieur Pantall a commencé à me faire confiance, j’ai commencé à monter petit à petit en province et de plus en plus en PMU. »

Tu as été étrier d’or, comment tu as vécu ce moment? Tu t’y attendais?
« Non, pas du tout! C’est vrai que je n’avais pas trop de concurrence et le fait d’aller tout le temps en province avec Monsieur Pantall m’a fait gagner beaucoup de courses. Mais pour ma première année de monte, je ne m’attendais pas du tout à être étrier d’or au niveau national! »

Tu as une idée de comment tu aimerais évoluer par la suite?
« Non pas vraiment. Dans quatre gagnants je vais perdre ma décharge, il va falloir persister. Je sais que Monsieur Pantall me fait confiance, on va voir comment je progresse dans les grandes courses. J’ai déjà monté deux Listed Races l’année dernière, ça s’est bien passé. Cette année, je vais tout faire pour réussir! »

Il y a eu des modèles, des gens importants?
« Fabrice Veron m’a toujours épaulé, et j’aime bien Christophe Soumillon comme modèle. »

Au niveau des chevaux, certains ont compté plus que d’autres j’imagine…
« Forcément, le cheval avec qui j’ai débuté-gagné, High Speed. Il y a aussi eu Roccarina, pour mon patron, avec qui j’ai gagné deux courses D. Et il y a aussi eu une B pour Monsieur Lellouche avec Inside Man à Chantilly. »

Tu as un objectif particulier pour cette année?
« J’aimerais bien essayer de monter de plus en plus à Paris. J’aimerais aussi monter de plus en plus de Quintés et en gagner un, une Listed aussi, ce serait bien! »

Il y a une course que tu aimerais monter plus que les autres?
« Je pense que c’est le rêve de tous de monter le Prix de Diane, l’Arc,… de belles courses! »

Tu as d’autres passions ou activités en dehors des courses?
« Je faisais beaucoup de paintball pendant un moment, mais je n’ai plus trop le temps maintenant. »

Un dernier mot?
« Pour tous ceux qui ne connaissent pas le milieu, il faudrait qu’ils le découvrent. C’est un milieu très sportif, même s’il est peu reconnu, c’est un très beau métier! »

 

Merci Antoine!!

Brice Raballand Maurizio Vargiu logo Rap Race II logophotos