Alexis Cottin

Les jockeys d’Alexis Cottin

Tout au long du mois d’août, vous pourrez admirer l’exposition de photos de CRACKS jockeys immortalisés par Alexis Cottin sur l’hippodrome de Deauville-La Touques. Cette initiative met en avant le côté sportif des jockeys, photographiés juste avant de monter en course. Pour admirer toutes les photos, vous pouvez également vous rendre sur le site web alexiscottin.com.

 

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours?
Mon nom est Alexis Cottin, j’ai 28 ans. Après des études en sciences économiques, j’ai travaillé avec le photographe Thierry Bouët en tant que directeur de studio. Je développais son activité, défendais son travail et l’accompagnait dans la production de ses sujets.
Depuis désormais 3 ans, je suis photographe indépendant. Je partage mon temps entre mes clients commerciaux, particulièrement dans la mode, et mes productions personnelles, telles que les CRACKS.

D’où vous vient la passion de la photographie?
Depuis l’enfance cet étrange medium m’attire. J’ai toujours étudié les photographes, leurs démarches, leurs techniques, leurs vies et le milieu dans lequel ils évoluent. Aujourd’hui, je suis avant tout un amateur de photographie, même si j’en ai fait mon métier.
Mais quelques expositions ont eu l’effet d’un coup de tonnerre sur moi, en particulier celle d’un grand portraitiste américain : Richard Avedon.

Comment décririez-vous votre univers photographique?
Décrire mes photos comme définissant un univers me parait très présomptueux ! Mais une amie m’a un jour dit que dans mes photographies, transparaissait ma personnalité. Évidemment je ne le voyais pas mais elle avait raison. Et c’est le cas pour tous les photographes que je connais.
J’essaye d’être curieux et de retranscrire le plus possible la réalité. Dans la mesure du possible, je m’efforce de traiter des sujets connus d’une nouvelle manière. Comme les jockeys, dont nous connaissons les images de courses, que je souhaitais mettre en avant différemment.

Vous faites des photos de mode, d’architecture, des portraits, et maintenant des jockeys. Que préférez-vous photographier?
L’humain est le plus intéressant bien sûr. Mais varier les projets me permet de garder une certaine inspiration.

Comment vous est venue l’idée de photographier des jockeys? Est-ce votre initiative ou vous a-t-on contacté?
J’ai contacté France Galop l’année dernière en leur présentant le projet.
Mon idée était simplement de réaliser des portraits de jockeys en studio. Je leur ai présenté des photos test réalisées avec mes amis (non jockeys !) comme modèles et ils m’ont ouvert les portes des vestiaires de l’hippodrome de Deauville pendant quelques jours.
Ni eux ni moi ne savions ce qu’allaient devenir ses photos !

Comment ont été choisis les jockeys à photographier? Il y a pas mal de réflexions à ce sujet sur les réseaux sociaux, y prêtez-vous attention? Y a-t-il des jockeys que vous auriez aimé photographier?
Je suis désolé pour les fans qui ne trouveront pas leur jockey favori ! Mais cette sélection est complètement arbitraire. Je suis resté 3 jours dans les vestiaires en proposant à tous ceux présents de participer. L’immense majorité a accepté. Connaissant peu les jockeys, je ne les ai pas du tout choisi.
J’aurais aimé photographier d’autres cavaliers bien sûr et surtout découvrir encore plus de casaques.

Comment s’est déroulée la séance photo?
L’organisation était un peu délicate car j’avais installé un studio dans leur salle de repos. Du matériel, de l’éclairage, un peu de bruit, tout ce qui n’a pas sa place dans une salle de repos ! Je ne souhaitais pas les déranger mais la cohabitation s’est parfaitement déroulée.
J’ai aussi découvert leurs corps, particulièrement impressionnants. Très fins, musclés et optimisés pour respecter les contraintes de poids. Ce sont des athlètes exceptionnels.

Est-ce qu’un jockey vous a marqué plus que les autres? Pourquoi?
Ils étaient tous sympathiques et abordables. Mon assistante et moi nous sommes particulièrement bien entendus avec Umberto Rispoli, très drôle, dynamique et un modèle exceptionnel !

Vous connaissiez le milieu hippique avant la séance photos? Si non, avez-vous envie de vous y intéresser maintenant, voire pourquoi pas de photographier des courses?
Je connaissais un peu le trot. Cette immersion dans le plat m’a beaucoup plu. La photographie sportive est un métier à part entière vers lequel je ne me destine pas, mais je reviens régulièrement dans les hippodromes pour assister aux courses, et pourquoi pas développer un nouveau projet !

Avez-vous un dernier mot pour les lecteurs?
Ces hommes et femmes font vivre les courses. J’ai pris beaucoup de plaisir à les photographier. Mon but était de leur rendre hommage, j’espère qu’ils apprécient cette mise en avant à l’hippodrome de Deauville-La Touques.
Et vive les courses !

 

Merci Alexis!!

 

 

IsisMagnin

Interview d’Isis Magnin

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours ?
Je m’appelle Isis Magnin, j’ai 17 ans. Je suis originaire de Paris et je suis rentrée à l’AFASEC il y a trois ans. J’ai travaillé un an à Deauville chez M. Danel. Cela fait maintenant 2 ans que je travaille chez M. Gauvin. Tout se passe très bien: je monte en course depuis plus d’un an et j’ai 45 montes 2 gagnants et une vingtaine de places .

Comment t’est venue la passion des chevaux ?
Je monte a cheval depuis toute petite, mais la passion des courses m’est venue tout à coup en me rendant sur les hippodromes.

Etre une femme n’est pas trop difficile dans ce métier ?
En tant que femme ce n’est vraiment pas facile. Il faut avoir beaucoup de caractère et un moral d’acier !

Tu as eu des modèles, des gens qui t’ont encouragée pour devenir jockey ?
Je regarde un peu tout le monde, je n’ai pas spécialement de modèle. Je prends tous les conseils que l’on me donne ça ne peut que m’aider à progresser. En tant que fille ce n’est pas facile d’avoir la confiance des propriétaires, j’ai la chance d’avoir un patron qui m’aide beaucoup, qui me fait confiance et qui me fait monter régulièrement .

C’est un métier à risques, le danger n’est pas trop dur à gérer pour toi et ta famille ?
Non, pas du tout. Il ne faut pas avoir peur. Si on commence à avoir peur à cet âge-là, ça n’est pas la peine . Quand on tombe il faut se relever!

Il y a eu des chevaux importants ?
Narkotic, le cheval avec qui j’ai débuté mais aussi gagné ma première course lors de ma 5° monte. Et Guapa Lucia, une jument très régulière avec qui je fais souvent l’arrivée.

Tu as un objectif sur un terme plus ou moins long ?
Mon objectif c’est de monter de plus en plus et de gagner des courses en progressant chaque jour. Je voudrais aussi monter en région parisienne et avoir la confiance de plus de professionnels .

Tu as des passions ou des activités en dehors des courses ?
J’aime beaucoup faire du sport et j’adore voyager .

Un dernier mot ?
Je remercie toutes les personnes qui m’aident chaque jour, et tout mon entourage!

 

Merci Isis!!

Dylan Ubeda

Interview de Dylan Ubeda

Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Dylan Ubeda, j’ai 17 ans et je travaille chez Monsieur Rolland.J’ai tout de suite adhéré aux courses et à la vitesse. Je me suis renseigné et j’ai intégré l’AFASEC à 14 ans. Ils m’ont affecté chez Monsieur Rolland. Je suis toujours resté chez lui, il m’a fait débuter. J’ai commencé à beaucoup monter cette année. Je commence à monter un peu à l’extérieur. J’ai 3 victoires pour l’extérieur, le reste pour mon patron. Je suis à 62 montes en obstacle, 2 en plat pour 8 victoires et 22 places. C’est quand même un bon pourcentage, je n’ai pas à me plaindre! Les entraineurs me laissent la chance d’avoir de bons chevaux. »

Comment vous est venue la passion des chevaux?
« En regardant le télévision, je me suis dit que je voulais faire du cheval. J’ai commencé à monter à l’âge de 7 ans. J’adorais la vitesse, je me suis donc orienté vers les courses. »

Si vous n’aviez pas été jockey, qu’auriez-vous fait?
« Je ne sais pas… A 14 ans, on n’a pas beaucoup de choix. Je voulais être pilote d’avions de chasse, mais quand j’ai vu le niveau d’études demandé et mon niveau, j’ai préféré m’orienter vers les courses hippiques. »

Les courses d’obstacles sont réputées pour être dangereuses, la présence du danger n’est pas trop dure à supporter pour vous mais aussi votre entourage?
« Pour moi non. Je n’ai jamais connu l’arrêt, je n’ai pas eu de fracture. Je suis tombé 6 fois et me suis toujours relevé, sans avoir trop mal. Ma famille qui n’est pas du milieu des courses angoisse toujours un peu, c’est normal. »

Vous avez eu des modèles en tant que jockey?
« J’ai tout de suite aimé Jonathan Plouganou. Il est assez grand, comme moi. Je n’ai pas de problème de poids, lui oui… Mais j’adore comme il se porte sur l’obstacle, c’est un crack. Il a eu la cravache d’or l’année dernière, c’est vraiment une idole, je ne vois que par lui! J’ai la chance parler avec lui, il me donne beaucoup de conseils. J’écoute vraiment tout ce qu’il me dit. Dans mon écurie, beaucoup de jockeys sont passés monter le matin pour Monsieur Rolland. Ils m’ont tous beaucoup aidé. »

Il y a eu des chevaux qui ont compté?
« Bien sûr! Albares, ma première victoire au bout de ma quatrième monte. C’était en obstacle, je ne peux pas l’oublier. Je l’ai monté 6 fois et j’ai gagné 3 fois avec lui, 2 fois quatrième et une fois troisième. »

Vous avez des objectifs sur un terme plus ou moins long?
« Mon but c’est d’être un crack jockey, un peu comme Jonathan. Je voudrais être cravache d’or, être vraiment le jockey dont tout le monde rêve. Mais cette année, j’aimerais bien avoir 100 montes. Je ne parle pas de victoires, parce qu’on ne peut pas savoir comment sera le futur. Mais 100 montes ce serait bien! »

Vous avez des activités en dehors des courses?
« Je fais du sport: de la natation, de la course à pied. »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Le monde des courses est un milieu difficile, mais quand on veut, on peut. Je remercie mon entourage, à l’écurie comme à l’extérieur ainsi que Monsieur Rolland. Je remercie aussi Alexis Acker, qui a tout le temps été là pour moi, il m’a tout appris et m’apprend encore beaucoup aujourd’hui, ainsi que Monsieur Seror qui me fait beaucoup monter. »

Hippodrome de Milan

Chantilly, Marseille, « little Italies » des courses hippiques

En Italie, les courses hippiques ne sont plus autant suivies qu’il y a 20 ou 30 ans. Aussi en 2012, le gouvernement italien a réduit de 50 % les fonds destinés au secteur hippique. De plus, l’Unire, l’institution qui paie les entraineurs, jockeys, et propriétaires ne donne plus un centime et beaucoup doivent désormais vivre sans salaire. Bien que ce problème touche plus de 50 000 personnes dans le pays, les médias n’en ont pas parlé. Aujourd’hui beaucoup d’hippodromes sont fermés et les quelques champs de courses ouverts sont déserts.

Les Italiens dépendants des courses hippiques ont alors eu le choix : trouver un autre emploi, ce qui est difficile puisque beaucoup n’ont pas d’autre formation, ou partir. C’est alors qu’au début de la saison hippique 2012, nous avons pu voir des noms italiens s’inscrire sur les programmes des courses en France. Pour beaucoup, la France est un rêve et la crise leur a permis de la réaliser. « La France est le meilleur pays pour être jockey. Que ce soit pour les allocations, les entraîneurs, les chevaux,… Tous les gens qui travaillent dans le milieu sont de vrais passionnés ici, c’est super! » assure Cristian Demuro, jockey de 22 ans « je vais sûrement m’installer définitivement. » Cela fait maintenant plusieurs saison que nous avons l’occasion de voir monter Demuro en France pour de nombreux entraineurs cantiliens, tout comme ses collègues Lanfranco Dettori, Jessica Marcialis, ou bien Umberto Rispoli.

Les jockeys transalpins s’étant installés en France, ils n’ont pas tardé à être suivis par des entraineurs, amenant avec eux leurs cavaliers et jockeys. Il n’est donc pas étonnant de trouver un personnel en majorité italien dans des écuries à Chantilly, comme chez Alessandro Botti par exemple. « Je suis venu en France parce qu’un entraineur italien allait à Marseille pour 3 ou 4 mois. Il m’a demandé si je voulais venir avec lui pour travailler. L’idée m’a plue et je suis parti au moment de la fermeture de l’hippodrome de Milan. Je n’ai pas choisi d’aller à Marseille. L’entraineur allait là-bas et je l’ai suivi. Pour aller à Chantilly, il faut de très bons chevaux, et nous ne les avions pas. » raconte Sergio Urru, 35 ans, jockey. Il n’a cependant pas fait le choix de rester en France. « Je suis retourné en Italie parce qu’en France, sans une grande écurie, il est impossible de rester. Avec le peu de chevaux italiens que nous avions à Marseille, c’était difficile de bien faire en course. Quand la saison a reprise en Italie, je suis reparti. Mais j’ai vraiment adoré la France et j’espère y retourner au plus vite. »

Il n’est donc pas rare d’entendre parler italien quand on se promène dans les rues cantiliennes, ou sur les pistes d’entrainement marseillaises. A Chantilly, il existe des résidences où la majeure partie des locataires sont des immigrés transalpins. Une petite communauté s’est donc créée et s’agrandit petit à petit puisque ce sont depuis peu les apprentis jockeys qui viennent en France pour obtenir leur licence de jockey professionnel. Beaucoup d’entre eux ne parlent cependant pas un mot de français, ce qui favorise une certaine exclusion et pose des problèmes lorsqu’il s’agit de trouver des montes dans des écuries françaises. Outre le nombre de migrants qui ne cesse d’augmenter, la crise que subit le monde hippique en Italie a aussi comme effet de favoriser les jeux et les courses illégaux et virtuel, grâce à Internet. Bien que certains paiements de la part de l’Unire arrivent aux professionnels partiellement et avec plusieurs mois, voire années de retard, il va falloir beaucoup de temps pour que les courses hippiques italiennes redeviennent ce qu’elles étaient il y a 20 ans.

Frank Panicucci

Interview de Frank Panicucci

Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Frank Panicucci, je suis né à Nîmes, j’ai 28 ans. Mon parcours pour devenir jockey? Comme tous, ne pas trop aimer l’école et aimer les chevaux! On m’avait parlé de l’école des jockeys, j’ai fait des stages et ça m’a plu. Aujourd’hui j’en suis là! »

Comment vous est venue la passion des chevaux et des courses?
« Mes parents ne sont pas du tout du milieu. Je ne côtoyais pas le milieu des courses, je voyais de temps en temps le Quinté à la télévision, mais pas plus. A l’école des jockeys, ça m’a vraiment pris. Quand on fait ce métier là, qu’on entraîne des chevaux, on a forcément envie de monter en course! »

Il y a eu des modèles, des gens importants dans votre carrière?
« Oui, j’ai travaillé chez Monsieur Laffon-Parias qui m’a beaucoup aidé. Comme jockey, j’ai beaucoup appris de Miguel Blancpain, qui, quand j’avais ma décharge, m’a beaucoup appris et m’a formé pour monter en course et m’appliquer. Ce sont des personnes que je remercie. »

Il y a des chevaux qui vous ont marqué?
« Je n’ai jamais monté de très bons chevaux, des chevaux qui m’ont marqué. Mais tous les chevaux avec qui j’ai gagné ont été importants, ils m’ont amené à la victoire et m’ont aidé à me faire connaître. »

Vous avez un objectif à plus ou moins long terme?
« A long terme c’est de durer, gagner des courses tous les ans. Je ne me pose pas particulièrement d’objectif en début de saison. Ce que je veux surtout c’est faire une bonne année, avoir de bons clients et de leur être fidèle en gagnant des courses. »

Vous avez d’autres passions ou activités en dehors des courses?
« Oui, le foot. J’essaie d’y jouer souvent, j’y vais tous les mardis soirs. Avec le métier que je fais, ça n’est pas facile d’avoir d’autres activités à côté mais j’essaie d’en avoir une autre pour garder la forme et l’extraire un peu du milieu pour me vider la tête! »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Continuez à me faire confiance si vous êtes entraineurs, les parieurs aussi quand je leur dis si j’ai une chance ou non et d’être sympas avec moi! »

 

Merci Frank Panicucci !!

GeffriaudSophie

Interview de Sophie Geffriaud

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Je m’appelle Sophie Geffriaud, je vais avoir 22 ans le 30 mars prochain. La passion du cheval m’a été transmise par ma maman, qui est monitrice d’équitation. De fil en aiguille, elle m’a présenté ses connaissances dans le milieu des chevaux: Yves Lalleman, un très grand homme qui n’est malheureusement plus de ce monde, mais à qui je pense fortement chaque fois que je mets les couleurs. Je suis venue à monter en courses par le passion de l’adrénaline et de la compétition. J’ai commencé chez Michel Houdoin en amateur. Au bout de deux ans, j’ai été travaillé chez Thierry Poché qui m’a formée et m’a énormément appris sur l’obstacle. Par la suite il m’a dit que je devais voler de mes propres ailes, prouver de quoi j’étais capable en passant professionnelle. »

L’obstacle est une discipline dangereuse, ça ne te fait pas peur?
« C’est dangereux le matin quand on saute, ça l’est aussi l’après-midi quand il y a le peloton. Mais c’est ce qu’on aime! C’est l’adrénaline! Ça fait partie des risques du métier. Quand on passe le poteau, quel que soit le classement, c’est une satisfaction de pouvoir se dire qu’on y est arriver. Qu’en étant une femme on peut aussi y arriver. On n’a peut-être pas la même niaque qu’un homme, mais on a envie de montrer qu’on peut y arriver et que ça n’est pas un métier que d’hommes. »

A ce propos, ça n’a pas été trop difficile de te faire une place dans ce milieu très masculin?
« Si, ça a été dur. Mais j’ai eu la chance d’être très bien entourée, que ce soit au niveau de mes collègues, des jockeys, de mes parents, de mes amis,… Ils m’ont tous toujours donner envie d’y arriver et de viser toujours plus haut, même dans les moments les plus difficiles où je ne croyais plus en moi. Si aujourd’hui je monte en course, c’est parce que j’ai eu du monde derrière moi qui me disait: Sophie tu ne dois rien lâcher, tu dois croire en toi, tu n’es pas toute seule. » »

Tu as eu des modèles en tant que jockey?
« Forcément, l’équivalent de Christophe Pieux chez les femmes: Nathalie Desoutter. En plat aussi, comme cavalière il y avait Anne-Sophie Pacault qui était un modèle par sa façon de monter et sa mentalité. Sinon dans les hommes, je les regarde tous monter. Ce sont les premiers à donner des conseils, et je suis toujours preneuse de conseils, j’ai soif d’apprendre. »

Il y a eu des chevaux importants j’imagine…
« Oui il y en a eu… Le cheval de mon papa, Opa du Hardrais. On en a été éleveurs, propriétaires, mon père a un permis d’entraîner… C’est une histoire de famille! J’ai eu l’occasion de gagner avec à La Roche sur Yon. Il y aura de plus belles victoires, il y en a eu comme Enghien la semaine dernière, mais c’est une victoire qui me tient à coeur et c’est ma plus belle victoire de coeur! »

Tu as des objectifs pour cette année ou sur un terme plus long?
« Des objectifs non. J’ai des ambitions. Je repars sur une nouvelle année, et si j’en suis là aujourd’hui c’est en grande partie grâce à madame Pacault. Elle m’a redonné l’envie de monter en courses et m’a redonné confiance en moi. Ce n’est pas que madame Pacault d’ailleurs, c’est toute son équipe. Ils travaillent dans l’ombre, mais tous les matins, ils se lèvent, nous donnent le sourire et donnent aux chevaux la gaieté de travailler. C’était une écurie où il fallait que j’aille et où madame Pacault m’a dit « Tu avances, mais surtout tu ne recules pas! Tu te bouges, tu y crois et tu ne restes pas là à rien faire! » »

Tu as d’autres activités en dehors des courses?
« Oui, j’avais un cheval de CSO l’année dernière. Pendant le meeting il était parti au repos, mais je pense que je vais m’y remettre en fonction du planning, des courses. »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Je remercie tous ceux qui ont contribué à la réussite des chevaux que j’ai pu monté quelle que soit l’arrivée, gagnants ou non. Les personnes qui travaillent le matin font le même travail que nous si ce n’est plus. Ils sont sur là route, ils sont là les matins, le dimanche… Ils sont là pour nous, parce que nous en tant que jockeys on ne serait rien sans eux. Il faudrait les tirer de l’ombre et aller les voir plus souvent, on ne les met pas assez en valeur. Nous sommes une équipe soudée et partout où je suis allée j’ai été très bien accueillie. J’ai toujours été accompagnée dans les moments les plus difficiles. Un grand merci aussi à mes amis et à ma famille qui ont toujours été présents. »

 

Merci Sophie!!

Jean Bernard Eyquem

Interview de Jean-Bernard Eyquem

Pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours?
« Je m’appelle Jean-Bernard Eyquem, je suis né le 27 décembre 1975 à Arcachon, dans le Sud-Ouest. Je suis rentré en apprentissage à 14 ans chez Patrick Biancone. Je n’y suis resté qu’un an puisqu’il s’est expatrié à Hong Kong. J’ai donc ensuite suite tout le staff chez Nicolas Clément. J’y suis resté trois et l’opportunité s’est présentée pour redescendre dans le Sud-Ouest et n’aimant pas trop Paris j’ai sauté sur l’occasion! »

 Comment t’est venue la passion des chevaux?
« J’étais un enfant un peu turbulent. Mes parents m’ont mis dans un centre aéré avec plein d’activités dont le poney! Et du moment où j’ai connu les poneys, j’en suis tombé amoureux! Une fois il y avait des tours de poney à l’hippodrome de La Teste, et j’ai su que je voulais être jockey. »

Il y a eu des gens importants, des modèles?
« Olivier Peslier. C’est mon meilleur ami, on se côtoie depuis que j’ai 14 ans. Il m’a toujours forcé à aller de l’avant et donne de très bons conseils. »

Il y a eu des chevaux qui ont comptés j’imagine…
« J’ai une pouliche de coeur qui s’appelle Tie Black, avec qui j’ai gagné la Poule d’Essai des Pouliches. Il y en a eu d’autres, Young Tiger avec qui j’ai gagné pas mal de Listeds et chez Jean-Claude Rouget, Silas Marner et une pouliche de 2 ans qui s’appelle Harpy et qui est très bonne. »

Tu as un objectif pour cette année et sur un terme plus long?
« Je n’ai pas vraiment d’objectif. Je veux juste faire plaisir aux gens avec qui je travaille. Je n’ai pas un nombre de victoires précis, de belles courses à gagner. Bien sûr je veux en gagner, comme tout le monde. Mais je préfère laisser faire le temps plutôt que de me fixer des objectifs. »

Tu as déjà pensé à une reconversion après ta carrière de jockey?
« Non, pas du tout. A l’heure actuelle je ne me vois pas arrêter. Dans ma tête j’ai 20 ans, mon corps en a 25 disons! J’aime les chevaux, j’aime ce que je fais, l’ambiance de l’écurie où je travaille. S’il devait y avoir une reconversion, là maintenant, je ne saurais pas. J’adore cuisiner, mais en faire mon métier risque d’être compliqué. J’aime bien le golf, mais je ne pense pas être assez bon pour être professionnel. Je vais rester dans les chevaux encore un moment! Il y a un assistant entraîneur chez nous qui s’appelle Simone Brogi qui va s’installer. Pourquoi pas lui donner un petit coup de main, c’est quelqu’un de très doué et c’est surtout un ami! »

Tu as d’autres activités en dehors du golf et de la cuisine?
« Pas vraiment. J’ai découvert le golf il y a un an et j’y vais dès que je peux. Ça me fait du bien, ça me libère la tête. Sinon il m’arrive de prendre ma voiture et partir à Biarritz, visiter le Pays Basque. »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Je leur conseille de suivre Harpy, qui je pense fera partie des meilleures chez nous! »

 

Merci Jean-Bernard!!

 

Jacques Ricou

Interview de Jacques Ricou

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Je m’appelle Jacques Ricou, j’ai 34 ans. Je monte à cheval depuis 20 ans et j’ai commencé à monter en courses à l’âge de 18 ans. J’ai maintenant plus de 1000 victoires. J’ai commencé comme apprenti chez Monsieur Macaire, j’y suis resté 14 ans, il m’a tout appris. J’ai également eu la chance de travailler pour Monsieur Chaillé-Chaillé. Aujourd’hui je suis free-lance, je monte pour les gens qui me font confiance et avec qui j’ai des affinités. »

Comment t’est venue la passion des chevaux?
« Elle m’est venue grâce à mon père. Etant originaire du Lion d’Angers, une région de chevaux et de courses, mon père m’emmenait souvent sur les hippodromes quand j’étais petit. Un jour je suis monté sur un poney, je me suis dit que je voulais passer ma vie là-haut! J’ai eu la chance d’être bien orienté et de tomber tout de suite sur les bonnes personnes, je n’ai pas perdu de temps et j’ai pu travailler rapidement avec de vrais professionnels et de bons chevaux. »

Tu es Président de l’Association de Jockeys, qu’est-ce que ça représente pour toi?
« C’est une fierté! Je représente tous mes collègues, c’est une grande responsabilité. Mon rôle est de faire en sorte que nous puissions garder tout ce que nous avons acquis et d’améliorer ce qui doit l’être. Je voudrais faire en sorte que nous soyons mieux représentés, mieux supportés, que notre statut de jockey change: que ça ne soit pas simplement un homme qu’on place sur un cheval qui fait sa course et qui disparaît. Nous sommes au bout de la chaîne, nous sommes importants! »

Quand tu as commencé à monter, tu pensais pouvoir être plusieurs fois cravache d’or?
« Non jamais! J’ai eu 5 Cravaches, mais j’ai travaillé pour. J’ai eu la chance, chez Monsieur Macaire, de pouvoir monter beaucoup de bons chevaux. Assez pour obtenir un nombre suffisant de gagnants et avoir une Cravache. Mais je n’ai jamais hypothéqué la carrière d’un cheval pour une victoire  . Le plus dur n’est pas de gagner des courses, mais de ne pas en perdre. A partir du moment où l’on me donnait l’effectif et les chevaux pour être Cravache d’Or, je me suis toujours dit que ce serait l’année où je perdrais le moins de courses que je pourrait être Cravache d’Or… J’en ai eu cinq! »

Tu as eu des modèles?
« Oui et non. Je me suis toujours un peu inspiré des autres comme Philippe Sourzac, Christophe Pieux, Philippe Chevalier. Je regardais leur monte, mais c’est surtout leur façon de se comporter à l’extérieur, ou avec les chevaux. »

Il y a eu des chevaux importants j’imagine…
« Oui!! Jaillir du Cocher, je l’ai connu j’avais 20 ans. C’est lui qui m’a vraiment mis le pied à l’étrier et c’est avec lui que j’ai vécu les plus beaux moments, notamment en Angleterre. Il m’a appris que malheureusement, quand on est jockey, rien n’est à nous. Il est dangereux de s’y attacher. Je garde toujours une petite marge de sécurité pour moi-même maintenant. Le jour où il est parti tragiquement à l’entraînement, j’ai failli tout arrêter. »

Tu as déjà pensé à une reconversion après ta carrière de jockey?
« Oui, j’y pense… C’est difficile, dans les chevaux ou pas? Je ne sais pas. Pour l’instant je suis encore dans le top 5, j’essaie de rester au niveau. Je ne sais pas si je pourrai continuer encore 10 ans. Tant que je peux monter de bons chevaux et que je me fais plaisir je continue. J’essaie de faire des années pleines et avant tout constructives. »

Tu as un objectif pour cette année?
« J’aimerais bien être sur le podium. Ce ne serait pas évident, mais je vais me battre. J’ai déjà gagné une belle course au printemps, j’espère en gagner d’autres à l’automne. Je voudrais m’illustrer dans les Groupes I, il n’y a plus que ça et les courses parisiennes qui me font le plus vibrer aujourd’hui. »

Tu as d’autres activités en dehors des courses?
« J’apprends à découvrir! Je fais beaucoup de bateau en ce moment, c’est assez agréable. J’aime bien le contact avec les gens, le service. Je me suis mis à la cuisine. Avant je courais un peu partout, je n’avais pas le temps. Maintenant j’essaie de découvrir ce qu’il se passe en dehors! Je fais beaucoup de sport aussi. Je suis quelqu’un d’actif. »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Je suis heureux qu’ils lisent toutes ces belles paroles. Restez passionnés et vivent les courses! »

 

Merci Jacques!!

Valentin Seguy

Interview de Valentin Seguy

Pourrais-tu te présenter et nous expliquer ton parcours?
« Ca va faire 5 ans que je suis dans le métier. J’ai commencé à l’âge de 14 ans à l’AFASEC de Mont-de-Marsan et j’ai été tout de suite dirigé chez Monsieur Thomas-Demeaulte qui est toujours mon patron aujourd’hui. Je monte en course depuis 3 ans maintenant et je suis à 45 gagnants, dont 20 cette année. »

Comment t’est venue la passion de chevaux?
« Je monte à cheval depuis tout petit. Un jour, mon centre équestre a fait une sortie sur un hippodrome. J’ai tout de suite accroché et à peine rentré chez moi j’ai fait des recherches pour intégrer l’AFASEC. »

Il y a eu des modèles pour toi?
« Je n’ai pas vraiment de modèle, mais certains m’ont beaucoup aidé comme Roberto-Carlos Montenegro et Jimmy Martin. J’essaie de regarder tout le monde. »

Il y a eu des chevaux importants?
« Oui, il y a des chevaux que je monte régulièrement comme Miss Louise. C’est une jument que j’ai beaucoup monté. One Dream Ticket, le cheval avec qui j’ai fait mon premier gagnant en région parisienne, à Longchamp. Ce sont vraiment les deux chevaux qui m’ont marqué. »

Tu as un objectif particulier pour cette année puis sur le long terme?
« Cette année, je me suis fixé comme objectif d’atteindre les 30 gagnants… Plus que 10! J’espère pouvoir les faire dans les derniers mois qu’il reste. Après la perte de ma décharge, j’espère continuer à monter autant que possible. »

Tu aimerais essayer de monter à l’étranger?
« Oui, même rien qu’à l’entraînement, que ce soit à Dubaï ou d’autres beaux champs de courses. J’ai eu l’occasion de monter le matin sur les hippodromes de Newmarket et Ascot. C’est déjà très bien, mais monter en courses serait beaucoup mieux! »

Un dernier mot pour les lecteurs?
« Qu’ils continuent de me suivre! »

 

Merci Valentin!!

Sarah Callac

Interview de Sarah Callac

Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer ton parcours?
« Mon père était jockey, le copain de ma mère a le permis d’entraîner. Quand j’ai eu 13 ans, je leur ai annoncé que je voulais devenir jockey. Ils m’ont aidée, j’ai fait des courses de poneys dans l’Est, j’étais sur Strasbourg. J’ai donc automatiquement intégré l’AFASEC de Gouvieux. J’ai commencé il y a 6 ans comme apprentie chez Mathieu Boutin et j’y suis restée deux ans. Il m’a beaucoup appris. J’ai ensuite décidé d’aller dans le Sud-Est, et je monte régulièrement aujourd’hui. »

En tant que femme, ce n’est pas trop difficile de te faire une place?
« C’est sûr qu’il faut être dure, il faut avoir le mental d’un homme! Mais une fois qu’on a réussi à avoir une place, on se fait respecter. Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, c’est tout. »

Tu as eu des modèles dans le milieu?
« J’essaye toujours de prendre le meilleur de chacun, je regarde les autres jockeys. J’écoute beaucoup les conseils des entraîneurs et des propriétaires. J’ai toujours écouté Jean-Jacques Boutin, même si certains ne le prennent pas au sérieux, ses conseils ont toujours payé pour moi. Quand je le vois, il continue à me donner des conseils, et je l’écoute encore. Quand quelqu’un à quelque chose à me dire, je l’écoute, et j’essaye de travailler ce point là pour toujours améliorer ma monte. »

Il y a eu des chevaux importants?
« Oui, Grey Delice. Ce n’est pas un foudre de guerre mais c’est une jument que j’affectionne beaucoup. Le matin elle était compliquée, malgré tout je m’entendais bien avec. Son propriétaire m’a fait confiance et nous avons gagné 4 courses ensemble. »

Tu as un objectif pour cette année, puis sur un terme plus long?
« Mon objectif c’est de toujours progresser. C’est compliqué: je suis une fille, et à 51 gagnants, la décharge a déjà diminuée. Je suis très légère, à 48,5 kg, avec la décharge ça passe, mais dans les handicaps les propriétaires sont un peu réticents. Il y a des entraîneurs qui continuent de me faire monter, même des chevaux à 60kg, mais c’est difficile. Franck Foresi me fait beaucoup monter, je viens de monter un Quinté avec un bon cheval. Mais je sais que je n’aurai pas une très grande carrière, je reste réaliste. Je continuerai à travailler pour monter, mais ça sera très compliqué! »

Tu as des activités en dehors des courses?
« J’aime bien nager, sortir en forêt promener mes chiens… Des choses simples qui font plaisir! »

 

Merci Sarah!!

Johan Victoire

Interview de Johan Victoire

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours?
« Je m’appelle Johan Victoire, je monte en course depuis l’âge de 16 ans, en 2003. Je compte maintenant près de 700 victoires en France, je ne dois plus être très loin de 1000 avec l’étranger. C’est une carrière importante pour mon âge, je suis fier de mon parcours jusqu’à aujourd’hui. J’ai encore un bout de chemin à faire et j’espère être le plus longtemps possible dans le top 10! »

Comment vous est venue la passion des chevaux?
« A la Réunion, mon père travaillait dans un club hippique. Je monte à cheval depuis tout petit. Je regardais les courses sur Equidia et un jour j’ai demandé à mes parents de m’envoyer au Moulin à Vent pour suivre une formation de jockey. La suite vous la connaissez! »

Vous avez beaucoup monté à l’étranger, pourriez-vous nous parler un peu de cette expérience?
« J’ai monté pas mal d’années à Hong Kong, j’ai ensuite fait pas mal de pays et dernièrement je suis resté un an à l’île Maurice. Je voulais me relancer et me remotiver, c’était la destination idéale pour moi. J’ai eu une très bonne année là-bas, et je reviens maintenant en France avec la rage de vaincre et l’espoir de gagner plein de courses. »

Il y a eu des modèles, des gens importants pour vous?
« Oui, bien sûr. Christophe Soumillon m’a beaucoup conseillé, beaucoup aidé. J’ai aussi le soutien de mes amis qui n’hésitent pas à me remettre à ma place quand quelque chose ne va pas. Ma femme également m’a beaucoup apaisé et me donne de bons conseils, c’est important. A 27 ans, je commence juste à être à maturité on peut dire. »

Il y a eu des chevaux qui ont compté j’imagine…
« Oui, j’ai gagné mon premier Groupe I avec Kamsin. J’ai ensuite gagné plusieurs bonnes courses avec des chevaux de Monsieur Fabre, Crossharbour et Gagnoa qui est deuxième du Diane. J’ai eu la chance de monter de bons chevaux et c’est pour ça que je suis revenu en France, je veux retrouver ces sensations. »

Vous vous êtes défini un objectif pour cette année ou sur un terme plus long?
« Je travaille avec Monsieur Durepaire. Cette année, c’est difficile de me fixer un objectif puisque je viens d’arriver, mais je vais essayer de bien travailler cette année pour bien commencer la prochaine. Cette année, c’est une préparation pour lui et pour moi, pour apprendre à se connaître. L’année prochaine, on pourra parler d’objectif. »

Vous avez d’autres activités en dehors des courses?
« Je suis un grand fan de foot, je le suis et y joue. Je fais pas mal de sports en dehors des courses. »

Un dernier mots pour les lecteurs?
« Qu’ils continuent à me soutenir et surtout à me suivre, comme je vous l’ai dit, j’ai la rage de vaincre, je compte bien faire parler de moi! »

 

Merci Johan!!

 

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